jeudi 24 avril 2014

Nicaragua

Ouf, il y a longtemps que je n’ai pas ajouté de nouvelles recettes. Mais j’en ai plusieurs en banque.

En août dernier, j’avais pigé le Nicaragua... Résultat mi-figue mi-raisin.

J’avais choisi deux recettes : l’indio viejo, un plat de bœuf effiloché mariné dans le jus d’orange amère, et le vigorón, un genre de salade de manioc tiède à la couenne de porc frite et au chou.

Ça faisait longtemps que je voulais cuisiner avec du jus d’orange amère, mais, faute de temps pour chercher ce produit, je faisais toujours la solution de remplacement suggérée dans les recettes, soit moitié jus d’orange et moitié jus de lime. J’en ai trouvé facilement au marché Andes du boulevard Saint-Laurent, à Montréal. Par contre, je ne sais pas si j’ai acheté la bonne chose, puisque le goût était plutôt différent de ce que j’avais déjà goûté... Quand j’ai ouvert la bouteille, j’ai trouvé que ça sentait un peu l’Orangina sans gaz. Par contre, à la cuisson, c’est l’odeur du liquide orange qu’on donne aux femmes enceintes pour le dépistage du diabète de grossesse qui m’est revenu en mémoire. Du coup, j’ai trouvé le tout pas mal moins appétissant. Enfin, si vous connaissez, vous me direz si j’avais ou non le bon truc. 

Résultat : mon chum et ma fille ont trouvé ça très bon, et moi, je ne sais pas. C’était peut-être un peu trop acide, mais faut dire que j’ai fait un plat beaucoup plus sec que ça devrait. J’aurais dû ajouter plus d’eau.

La salade par contre était très bonne. Puisque je ne me sentais pas d’attaque pour me battre contre un tubercule, j’ai pris du manioc congelé, déjà pelé et coupé en morceaux. Ça a « fait la job », comme on dit. J’ai bien aimé le mélange de texture. J’ai pris de la couenne de porc frite en sac, et ce n’est probablement pas ce qu’on prend au Nicaragua, mais ça donne un petit croquant très intéressant avec le manioc.


Indio viejo


1 livre (450 g) de bœuf (bifteck de palette, bifteck d’intérieur de ronde ou bifteck de flanc – bifteck de flanc pour moi)
1 1/2 tasse de jus d’orange amère (dans les épiceries latino-américaines)
Sel de mer et poivre noir
1 gousse d’ail émincée
Eau
1 c. soupe de piment jalapeño épépiné et haché
1/4 c. thé de graines de rocou moulue (dans les épiceries latino-américaines, sous le nom « achiote », en espagnol, ou « annatto », en anglais)
3 tortillas de 5 po
1 1/2 c. soupe d’huile d’olive
1 petit oignon, tranché
1 poivron vert, émincé
1 tomate italienne, en quartiers
1 c. thé de feuilles de menthe fraîche, finement émincées
Tiges de coriandre (facultatif)

Placer la viande dans un bol. Verser le jus d’orange amère, en quantité suffisante pour tout juste couvrir la viande. Saler et poivrer (je n’ai pas salé), et ajouter l’ail. Laisser mariner la viande au frigo pendant 1 ou 2 heures.

Mettre la viande et sa marinade dans une grande casserole; verser suffisamment d’eau pour couvrir la viande. Ajouter le piment jalapeño et le rocou. Porter à ébullition à feu moyen, bien baisser le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que le bœuf soit très tendre (environ 2 heures). Ajouter de l’eau au besoin.

Retirer la viande du bouillon. Lorsqu’elle a refroidi, l’effilocher.

Placer les tortillas dans le bouillon chaud, et les retirer lorsqu’elles ont ramolli (ce n’est pas bien long). Hacher et écraser les tortillas jusqu’à ce qu’elles aient l’aspect d’une pâte, puis remettre dans la casserole de bouillon. Bien mélanger au fouet jusqu’à ce que les tortillas se soient bien incorporées au bouillon. La sauce ne doit pas être trop épaisse; ajouter de l’eau au besoin. Goûter et rectifier l’assaisonnement s’il y a lieu. Garder la casserole sur feu doux.

Faire chauffer l’huile dans une poêle à feu moyen. Y faire revenir l’oignon et le poivron. Ajouter le bœuf effiloché. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que les légumes soient tendres et la viande, légèrement colorée. Incorporer les tomates, et faire revenir jusqu’à ce qu’elles soient tendres.

Verser le bouillon épaissi aux tortillas dans la poêle où se trouvent la viande et les légumes (j’ai fait le contraire, j’ai versé la viande et les légumes dans le bouillon). Ajouter la menthe, mélanger et laisser mijoter à feu doux 10-15 minutes. Ajouter de l’eau si le ragoût épaissit trop.

Transvider le tout dans une cocotte de service (pas moi), garnir d’une branche de coriandre, et servir.

Vigorón

2 à 4 portions (j’ai fait la ½ recette et il en est resté beaucoup! Surtout de la salade de chou)

1 kilo de manioc (manioc surgelé pour moi)
1/2 kilo de couenne de porc fraîche et croustillante (moi, beaucoup moins, quelques poignées)
1/2 kilo de chou
4 tomates rouges
1 oignon
Vinaigre de banane ou de fruits (vinaigre de cassis pour moi. Pas très nicaraguayen, mais c’est le seul vinaigre de fruits qu’il me restait)
Sel au goût (je n’ai pas salé, la couenne de porc l’est déjà beaucoup)

Laver le manioc, le peler et le faire cuire dans l’eau bouillante salée environ 25 minutes, ou jusqu’à tendreté. Égoutter et réserver.

Entre-temps, casser la couenne de porc en petits morceaux de la grosseur d’une bouchée.

Hacher finement le chou. Hacher les tomates et l’oignon menus, mais pas trop. Mélanger les trois légumes, puis arroser de vinaigre (le blogueur suggère de remplacer le vinaigre par du jus de citron si on n’a pas de vinaigre, mais précise qu’il n’aime pas tellement cette variante).

Couper le manioc en morceaux de la taille d’une bouchée; le mélanger avec la couenne de porc. Orner de salade de chou.

mardi 30 juillet 2013

Luxembourg

Selon Saveurs du monde, « la cuisine luxembourgeoise reflète le carrefour des cultures française et allemande en combinant, comme disent les Luxembourgeois, “la qualité française à la quantité allemande” ». On dit aussi qu’il n’y a « pas de vrai repas sans pommes de terre », que l’on surnomme d’ailleurs la « truffe du pauvre ». Je m’attendais donc à trouver des plats assez costauds.

J’ai trouvé assez rapidement trois recettes typiques : une soupe aux lentilles qui semblait délicieuse, mais pas très dépaysante; le Kuddelfleck, un plat de tripes ou d’estomac de bœuf cuits, puis panés et frits — j’étais, disons, sceptique; et le Judd mat Gaardebounen, un plat de collet de porc fumé aux fèves des marais, que l’on qualifie souvent de plat national luxembourgeois. J’ai choisi cette dernière recette.

Le collet avant cuisson
À ma grande surprise, j’ai trouvé assez facilement à la SAQ un riesling luxembourgeois, délicieux. Par contre, c’est le collet fumé que j’ai eu de la difficulté à trouver. Après quelques recherches infructueuses, j’ai mis la recette de côté... pendant un peu plus d’un an ! Et puis, un jour, alors que je n’y pensais plus, j’en ai vu chez Balkani, au marché Jean-Talon. C’était pourtant simple !

Ce n’était pas encore la saison des gourganes (fèves des marais) lorsque j’ai préparé la recette; j’ai donc utilisé des gourganes en conserve, et c’était correct. Le tout était très bon. Je referai sans doute cette recette bientôt avec des gourganes fraîches !


Judd mat Gaardebounen

(Source : Petit Futé et Lucullus)

1,5 kg de collet de porc fumé (le mien pesait 770 g)
1 kg de fèves (1 boîte de 540 ml de fèves des marais)
1 poireau
1 carotte
1 oignon
4 feuilles de céleri
½ tasse de riesling luxembourgeois
50 g de beurre
2 cuillers à soupe de farine
1 feuille de laurier
2 clous de girofle
Sarriette
Poivre (et sel si vous voulez)

Faites dessaler le collet pendant 4 heures à l’eau froide en changeant l’eau 2 fois.

Pelez la carotte. Pelez l’oignon et piquez-le des 2 clous de girofle.

Mettez la viande dans un grand faitout, recouvrez d’eau et portez à ébullition. Écumez.
Ajoutez la carotte, le poireau, le céleri et l’oignon. Baissez le feu et comptez 90 minutes, ou moins selon la grosseur du morceau.

Écossez les fèves et faites les cuire 5 minutes à l’eau bouillante salée (j’ai sauté cette étape, puisque j’ai utilisé des fèves en boîte).

Préparez la sauce : faites fondre le beurre dans une casserole à fond épais. Ajoutez la farine et mélangez à l’aide d’un fouet. Lorsque le roux à une belle couleur brune mouillez hors feux avec 50 cl (2 tasses) d’eau cuisson du collet de porc. Mélangez vigoureusement, la sauce devant rester veloutée. Laissez mijoter 10 minutes, poivrez. Ajoutez le vin, puis les fèves. Réchauffez la sauce.

Dressez sur un plat de service chaud. Nappez de sauce aux fèves. Accompagnez également de pomme de terre à l’eau persillée.

dimanche 14 avril 2013

Québec

Généralement, quand je pige un pays, j’essaie d’abord de trouver LA recette traditionnelle, l’incontournable, la digne représentante du pays en question. C’est souvent impossible, puisque la gastronomie change souvent énormément d’une région à l’autre. C’est d’ailleurs pour ça que, au départ, j’avais décidé d’ajouter mon coin de pays à ce tour du monde; les spécialités régionales d’un bout à l’autre du Canada sont tellement variées, que j’ai voulu faire une place spéciale au Québec.

Il arrive aussi souvent, lorsque tous les spécialistes s’entendent pour dire que tel plat est véritablement le plat national, que ce plat ne me dise absolument rien (c’est d’ailleurs le cas actuellement avec le Luxembourg, que j’ai pigé, mais pas encore cuisiné, le plat le plus mentionné étant le Kuddelfleck, un plat de tripes ou d’estomac de bœuf cuits, puis panés et frits... pas mon genre!). Dans ces cas, je me rabats sur un autre plat, moins emblématique (il faut bien que je goûte ce que je prépare!). Souvent encore, je modifie tellement (volontairement ou non!) que le plat au final n’a rien à voir avec le plat original. Mais bon, je l’assume.

Quand j’ai pigé le Québec, j’ai été bien embêtée, et ça m’a pris plus d’un an avant de me décider. Je ne savais pas si cuisiner un plat plus « traditionnel » (tourtière, ragoût de pattes... des plats que mon père et ma mère cuisinent beaucoup mieux que moi!). Ou de me contenter de cuisiner à mon goût quelques ingrédients typiques selon la saison. Ou encore me laisser inspirer par l’un des nombreux chefs d’ici et la tendance à la « nouvelle cuisine » du terroir. Finalement, j’ai laissé couler... Et sont passées la saison des crosses de fougère, la saison des asperges, la saison de mon potager... Puis, en novembre dernier, une généreuse et gentille amie chasseuse (coucou Mélissa!) m’a offert des steaks de chevreuil. Ça a été le coup d’envoi de mon inspiration.

J’avais dans mon armoire des épices d’Origina de la forêt boréale, que je voulais utiliser. J’ai trouvé sur le site de la Coopérative qui les produit une belle recette de wapiti, que j’ai adaptée à mon chevreuil. Puis j’ai décidé de préparer une recette de pain de maïs mohawk qui me faisait de l’œil depuis longtemps. Enfin, puisqu’un repas mettant le Québec à l’honneur ne saurait être complet sans sirop d’érable, j’ai préparé une recette de sauce aux canneberges et au sirop, qui était délicieuse avec le pain surtout, déjà un peu sucré. J’ai servi avec des légumes racines rôtis au four (en plein hiver, on ne trouve pas beaucoup d’autres légumes d’ici!). Le tout accompagné d’un vin rouge du Québec.

Ceux qui cherchent un repas typique du Québec ne seront pas servis ici : la viande de gibier est rare, les épices boréales sont encore peu connues et nous mangeons plus souvent de la baguette que du pain de maïs. Bref, un repas préparé avec des ingrédients d’ici, mais absolument pas traditionnel. Tout en découvertes, pour notre plus grand bonheur.

 
Grillade de wapiti au poivre des dunes

(Source : D'Origina)

4 portions 4 médaillons wapiti (steaks de chevreuil pour moi)
1/2 tasse de fond de gibier ou de veau (fond de veau pour moi)
1 échalote française
1 c. à table poivre des dunes
2 c. à table vin rouge
1 c. à table beurre
3 c. à table d’huile d’olive
1 c. à table poivre des dunes écrasé au mortier

Mariner la veille vos médaillons de wapiti dans l’huile d’olive et le poivre des dunes.

Hacher l’échalote grise. La rissoler au poêlon, ajouter le poivre des dunes, puis déglacer au vin rouge. Ajouter le fond de gibier et laisser réduire quelques minutes à feu doux et ajouter le beurre pour lier la sauce.

Vous pouvez accompagner cette grillade de légumes verts et de champignons sautés. La viande de gibier se mange le plus saignant possible pour apprécier sa saveur à sa juste valeur.

Sauce aux canneberges et à l’érable

(Source : Châtelaine)



175 ml (3/4 tasse) d’eau
750 ml (3 tasses) de canneberges, fraîches ou surgelées
125 ml (1/2 tasse) de sirop d’érable

Dans une grande casserole, sur feu élevé, déposer tous les ingrédients et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter 15 minutes en remuant de temps en temps.

Laisser refroidir, couvrir et réfrigérer. Réchauffer avant de servir.

Pain de maïs

(Source : Pachamama. Cuisine des Premières Nations de Manuel Kak’wa Kurtness)


1/2 tasse de beurre non salé
2/3 tasse de sucre (j’ai mis ½ tasse)
2 œufs
1 tasse de babeurre (j’ai mis du yogourt nature)
½ c. café de poudre à pâte (levure chimique)
1 tasse de farine
1 tasse de semoule de maïs
½ c. café de sel
1 oignon tranché en rondelles fines

Préchauffer le four à 200 °C (400 °F) avec une poêle en fonte à l’intérieur.

Fouetter ensemble le beurre et le sucre, et incorporer les œufs un à un, suivis du babeurre.

Mélanger la farine, le sel, la semoule de maïs et la poudre à pâte. Incorporer ensuite le liquide au solide. Verser le tout dans la poêle en fonte bien chaude. Ajouter les oignons et laisser cuire 20 minutes à 190 °C (375 °F).

Servir à même la poêle avec une grosse cuillère.

mardi 2 avril 2013

Malawi


Pour le Malawi, un pays du sud de l’Afrique, j’ai trouvé cette petite recette simple chez une dame qui fait, elle aussi (mais de façon plus régulière et organisée que moi!), un tour du monde dans sa cuisine. Je vous suggère d’aller voir ses photos... Sa présentation du plat dans les coquilles de mangue est superbe!

Dans une autre version de la recette trouvée ailleurs sur le Web (l’originale, je crois), on utilise un poulet entier plutôt que des poitrines désossées. Ça n’a pas vraiment d’importance, on pourrait cuisiner ce plat avec n’importe quel reste de poulet cuit. De mon côté, j’ai pris deux poitrines, mais je n’ai pas coupé le reste de la recette en deux, et c’était parfait pour nous.

Les saveurs se marient très bien. Moi qui n’aime pas du tout l’ananas et ses dérivés, j’ai beaucoup aimé.


 Poulet à la mangue


Les accompagnements !
4 poitrines de poulet désossées, bouillies, puis effilochées (j’avais deux poitrines désossées, environ 450 g non cuites, ce qui m’a donné à peu près 2 1/2 tasses de poulet cuit et effiloché)
2 poivrons verts, tranchés (j’avais 1 rouge et 1 jaune)
1 mangue tranchée
Cacahuètes, au goût (j’ai mis environ 1/4 ou 1/3 tasse)
Huile pour la cuisson


Marinade
1/4 tasse de jus d’ananas
1/4 tasse de sauce soya
2 c. soupe de vinaigre (vinaigre de vin blanc pour moi)
1 c. soupe de gingembre émincé (ou en poudre)
2 c. soupe de farine
2 c. soupe de sucre (j’ai mis 1 c. soupe)

Mélanger tous les ingrédients de la marinade.

Effilocher le poulet à l’aide de deux fourchettes. Ajouter le poulet à la marinade et laisser reposer au moins 1 heure.

Faire chauffer l’huile dans un wok ou une grande sauteuse, puis faire sauter le poulet et le poivron.

Ajouter la mangue et les cacahuètes. Cuire jusqu’à ce que la mangue soit chaude. (Je n'ai pas résisté à la tentation de poivrer le tout.)

Servir sur un lit de riz, dans les coquilles de mangue pour une jolie présentation.

mardi 19 mars 2013

São Tomé et Príncipe


Petit arrêt à São Tomé et Príncipe, un archipel situé près du Gabon.

J’adore quand je ne m’attends à rien de particulier et que j’ai une révélation. Cette recette est tout simplement renversante. Simple, rapide, pas d’ingrédients difficiles à trouver (à part peut-être la farine de manioc, mais on en trouve de plus en plus dans la section « sans gluten » de l’épicerie), mais tout à fait différent et délicieux. À tomber par terre.

Ça fait plusieurs recettes de ce livre (Cuisines of Portuguese Encounters de Cherie Y. Hamilton) que je cuisine, et c’est toujours un délice. Si vous aimez les découvertes, je vous le recommande chaudement.

Casserole de crevettes et de poisson fumé au chou cavalier
Izogó

(Source : Cuisines of Portuguese Encounters de Cherie Y. Hamilton)

4 à 6 portions

10 feuilles de chou cavalier (collard), rincées, la tige enlevée
1 c. thé de sel (mis moins)
1 c. soupe d’huile d’olive
¼ tasse d’huile de palme (je n’en avais plus, mis huile d’arachide, moins)
2 oignons moyens, hachés
3 tomates moyennes, pelées et épépinées (je n’ai pas pelé)
3 gousses d’ail, hachées
1 livre (500 g) de poisson fumé, la peau et les arêtes enlevées, effiloché (j’ai pris du maquereau)
1 feuille de laurier
3 piments piri piri, épépinés et hachés (je n’en ai pas trouvé des frais, j’ai pris des piri piri en pot)
8 onces (250 g) de crevettes crues de taille moyenne, pelées
¼ tasse de farine de manioc finement moulue
Poivre noir

Empiler les feuilles de chou et les rouler en gros cigare. Les trancher en lanières de ¼ de pouce. Porter à ébullition une casserole d’eau salée additionnée d’un peu d’huile d’olive, puis faire blanchir le chou 5 minutes. Égoutter le chou et réserver.

Dans une grande sauteuse, faire chauffer l’huile de palme. Ajouter les oignons, les tomates, l’ail, le poisson fumé, la feuille de laurier, le piri piri et les crevettes. Bien mélanger, puis ajouter le chou blanchi et 2 tasses d’eau (ou juste assez d’eau pour couvrir à peine le tout). Laisser mijoter 30 minutes à couvert (moi, 20 minutes). Ajouter la farine de manioc et le poivre, puis mélanger pour épaissir. Servir avec du riz blanc et des bananes grillées (j’ai servi avec des bananes que j’ai fait revenir rapidement dans le beurre).

jeudi 24 janvier 2013

Algérie


En plein milieu de l’hiver, quoi de mieux qu’un bon petit couscous pour se réchauffer! Voici celui que j’ai préparé pour l’Algérie.

Nous avons bien aimé, ça fait changement des couscous que je fais habituellement. La méthode pour la cuisson du grain peut sembler longue, mais c’est assez facile et le couscous est délicieux ainsi.

Le tout manque un peu de couleur par contre (poisson blanc avec couscous et pomme de terre, ça fait plutôt blanc dans l’assiette!). Heureusement qu’il y a de la tomate!


Couscous au poisson et aux pommes de terre

(Source : The New Book of Middle Eastern Food de Claudia Roden)

6 portions

Pour le couscous
3 tasses de couscous
3 tasses d’eau chaude
Sel
6 c. soupe d’huile d’olive

Verser le couscous dans un grand plat allant au four. Ajouter graduellement l’eau, salée, en mélangeant constamment et en faisant gonfler les grains à l’aide d’une fourchette. Après 10-15 minutes, lorsque les grains sont tendres, verser la moitié de l’huile et bien mélanger avec les doigts pour aérer le couscous et défaire tout grumeau.

Préchauffer le four à 400 F, et faire réchauffer le couscous, couvert ou non, pendant 15 à 20 minutes, ou jusqu’à ce qu’il soit très chaud. Après 10 minutes, faire gonfler de nouveau le couscous à la fourchette.

Avant de servir, verser le reste de l’huile et bien mélanger.

Pour le poisson
2-2 ½ livres de filets de poisson blanc ferme (j’ai pris de la morue fraîche)
Sel et poivre au goût
2 oignons, coupés en deux puis tranchés
2 c. soupe d’huile d’olive
5 gousses d’ail
2 c. thé de cumin
1 c. soupe de harissa (facultatif; j’en ai mis plus, après avoir séparé la portion destinée à ma fille!)
4 tomates pelées et hachées
1 livre de pommes de terre nouvelles, coupées en deux ou en quatre, selon la  grosseur
1 c. thé de sucre

Saler et poivrer le poisson.

Dans une grande poêle, faire revenir les oignons dans l’huile jusqu’à légère coloration. Ajouter l’ail et cuire 1 minute. Ajouter le cumin et la harissa, s’il y a lieu, puis ajouter les tomates et les pommes de terre. Couvrir avec environ 1 litre (4 tasses) d’eau. Sucrer, saler et poivrer.

Laisser mijoter jusqu’à tendreté des pommes de terre. Ajouter ensuite le poisson, puis laisser cuire de 4 à 10 minutes, selon le poisson choisi, jusqu’à ce que la chair se défasse bien.

Servir le poisson sur le couscous, et le bouillon à part.

lundi 12 novembre 2012

Turquie


Quand j’ai pigé la Turquie, j’ai sorti mon livre The New Book of Middle Eastern Food de Claudia Roden, et je l’ai lu d’un bout à l’autre pour trouver des recettes intéressantes (non, il n’y avait pas d’entrée « Turkish dishes » dans l’index !) Lorsque j’ai terminé ma lecture, j’avais noté plus d’une vingtaine de recettes qui m’intéressaient. Dur de choisir !

Mon choix s’est arrêté sur trois recettes : une salade de boulgour et de noix (délicieuse et très simple), une salade de betteraves (délicieuse également), et un plat de boulettes de viande en sauce aubergine et tomates, que j’ai choisi surtout parce que mon jardin m’a donné plein d’aubergines et qu’il faut bien que je trouve autre chose que la ratatouille et les aubergines grillées :)

Je pense que la sauce des boulettes devrait être plus liquide, et surtout plus lisse (j’ai laissé de gros morceaux de tomates et d’aubergine). Aussi, j’ai remplacé l’agneau ou le bœuf demandé par du chevreau, que j’avais acheté au Marché du Vieux-Port de Québec.


Batrik
Salade de boulgour et de noix

(Source : The New Book of Middle Eastern Food de Claudia Roden)

4-6 portions

¾ tasse de boulgour fin
1 livre de tomates pelées et réduites en purée au mélangeur
1 c. thé de pâte de tomates
3-4 c. soupe d’huile d’olive
Pincée de flocons de piment ou piment moulu
1 petit oignon doux ou 5 oignons verts, hachés finement (oignons verts pour moi)
½ tasse de noix ou de pistaches, ou un mélange des deux (les deux pour moi)

Mélanger le boulgour avec les tomates en purée et la pâte de tomates. Laisser reposer 1 heure, ou jusqu’à ce que le boulgour soit tendre (j’avais du boulgour moyen, donc, ça a pris un peu plus de temps). Ajouter un peu d’eau si nécessaire.

Ajouter l’huile, le sel et le piment.

Juste avant de servir, ajouter l’oignon et les noix ou les pistaches.


Pancar salatasi
Salade de betterave et de yogourt

(Source : The New Book of Middle Eastern Food de Claudia Roden)

4 portions

Note : J’ai fait seulement le ¼ de la sauce

1 livre de jeunes betteraves
2 c. soupe de jus de citron
2 c. soupe d’huile d’olive
1 tasse de yogourt nature
Sel
Persil frais haché pour garnir

Couper le dessus des betteraves, puis les cuire dans l’eau bouillante de 30 à 40 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Peler et trancher.

Mélanger le jus de citron et l’huile. Ajouter le yogourt, saler, et bien mélanger. Y ajouter ensuite les betteraves.

Verser dans un plat de service et garnir de persil haché.


 Boulettes de viande, sauce à l’aubergine

(Source : The New Book of Middle Eastern Food de Claudia Roden)

6 portions

4 aubergines (environ 2 livres au total)
1 ½ livre de bœuf ou d’agneau haché (j’avais du chevreau)
2 œufs, légèrement battus
3 c. soupe de chapelure fine
¾ c. thé de cumin moulu
¾ c. thé de poivre de la Jamaïque moulu
Sel et poivre
Huile de tournesol ou autre huile végétale
1 gros oignon haché
2 ou 3 gousses d’ail finement hachées
1 grosse tomate, pelée et hachée finement

Piquer les aubergines à plusieurs endroits avec un couteau pointu. Les placer sur une plaque à cuisson et les faire rôtir à la température la plus chaude du four environ 30 minutes ou jusqu’à ce qu’elles soient bien tendres (les tourner au moins une fois pendant la cuisson). Lorsqu’elles sont assez tièdes pour être manipulées, peler les aubergines et placer la chair dans une passoire. Couper la chair en petits morceaux à même la passoire, puis écraser la chair d’aubergine avec une fourchette pour la réduire en purée (j’ai laissé de gros morceaux). Laisser s’égoutter.

Dans un bol, bien mélanger la viande hachée, les œufs, la chapelure, le cumin, le poivre de la Jamaïque, le sel et le poivre. Façonner des petites boulettes et faire frire dans un peu d’huile à feu moyen, jusqu’à ce qu’elles soient bien colorées de toutes parts. Retirer de la poêle et égoutter sur du papier absorbant.

Dans une autre poêle, faire revenir l’oignon dans 3 c. soupe d’huile jusqu’à tendreté. Ajouter l’ail et cuire en mélangeant jusqu’à ce qu’il commence à se colorer, puis ajouter la tomate. Saler et poivrer et laisser réduire quelques minutes. Ajouter ensuite l’aubergine en purée, saler et poivrer de nouveau, puis laisser mijoter doucement, en brassant, environ 8 minutes ou jusqu’à évaporation quasi complète du liquide. Ajouter les boulettes, puis laisser mijoter 5 à 10 minutes.

jeudi 20 septembre 2012

Koweït


Pour le Koweït, j’ai choisi deux recettes : une trempette, que j’ai servie avec des crudités et du pita grillé, et un plat de riz aux crevettes.


La trempette est vraiment délicieuse. J’aime de plus en plus le tahini, et avec le yogourt, c’est succulent.


La recette de riz aux crevettes contient en fait deux recettes qui pourraient être préparées séparément. La garniture aux crevettes est vraiment très bonne, mais le riz manque un peu de punch. J’ai ajusté les quantités, car la recette demandait 4 ½ tasses de riz pour 4 tasses d’eau, je trouvais que c’était vraiment trop de riz.



Trempette au yogourt et au tahini


(Source : Healthy Life, World Cuisine Recipes)


150 ml de tahini
150 ml de yogourt nature
Jus de 2 citrons
4 gousses d’ail
2 c. soupe de persil frais
Poivre noir du moulin

Peler l’ail et écraser les gousses dans un bol à mélanger. Ajouter le tahini, et bien mélanger avec le dos d’une cuillère.

Ajouter graduellement le jus de citron, puis le yogourt, en brassant.  Poivrer. Mélanger, goûter, et rectifier l’assaisonnement au besoin. Décorer de persil. Servir froid avec des crudités.



Murabyan aux crevettes


 (Source : Mimi's Recipes) 


1 c. soupe d’huile d’olive
1 gros oignon coupé en deux, puis finement tranché
2 gousses d’ail écrasées avec :
           1 c. thé de coriandre moulue
           1 c. soupe de gingembre frais, râpé
1 lb de crevettes moyennes
1/4 c. thé de poivre noir moulu
¼ c. thé de poivre au citron
1 lb de tomates, coupées en deux puis en tranches épaisses
Sel cachère
4 tasses d’eau environ
2 tasses de riz basmati

Chauffer l’huile à feu moyen. Ajouter les oignons et faire revenir jusqu’à ce qu’ils soient légèrement brunis. Ajouter le mélange d’ail et d’épices, poivrer. Ajouter les tranches de tomates. Faire cuire 10 minutes à feu moyen.

Ajouter l’eau et le sel. Augmenter la chaleur et porter à ébullition. Verser le riz et les crevettes, puis bien mélanger. Réduire le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que l’eau ait été absorbée. Retirer du feu.

Garniture :
1/4 tasse d’huile d’olive ou de pépins de raisin
2 oignons jaunes, coupés en deux, puis tranchés finement
1/2 c. thé de cardamome moulue
1/2 c. thé de poivre noir
1/2 c. thé de poivre au citron
1 c. thé de poudre de cari
1 c. de curcuma moulu
1/4 c. thé de clou de girofle moulu
1 bouquet de coriandre fraîche hachée
1 lime séchée
1 gousse d’ail écrasée avec :
           1 c. thé de coriandre moulue
1 lb de crevettes décortiquées

Pour préparer la garniture, faire revenir les oignons dans l’huile jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Ajouter les épices, le sel, la coriandre, le zeste de lime ou le loomi, ainsi que le mélange d’ail et d’épices. Bien mélanger. Ajouter les crevettes, puis faire revenir 4 minutes environ, ou jusqu’à ce qu’elles soient cuites.

Présenter le mélange riz/crevettes dans un grand plat de service, la garniture aux crevettes sur le dessus.

Samoa


Dans mon billet sur l’Autriche, je disais que la recette du Samoa que j’avais préparée ne méritait pas qu’on en parle...

Quand je me suis replongée dans mes recettes pour les ajouter à ce blogue, j’ai regardé les deux recettes que j’avais en dossier et je n’avais absolument AUCUN souvenir d’avoir cuisiné ni l’une ni l’autre ! Je suis même certaine que je n’ai jamais cuisiné ça. Il semble donc que je n’ai pas gardé la recette que j’avais préparée alors, ce qui me semble étrange, mais pas impossible.

J’ai donc décidé de retourner au Samoa.

J’ai préparé ce « chop suey » style samoan. Ce n’était pas vraiment dépaysant, ça reste un sauté asiatique plutôt classique, mais un très bon sauté.

J’ai pris des légumes surgelés pour ne pas me casser la tête et avoir une bonne variété sans me retrouver avec tout plein de demi-légumes et trois quarts de conserves, et franchement, j’ai été vraiment surprise ! Si je ne l’avais pas su, j’aurais cru que c’était des légumes frais (publicité gratuite : j’ai pris le mélange Yin Yang d’Artic Garden).

J’ai coupé la recette en deux, sauf les légumes, et c’était parfait. La recette originale dit de servir sur du riz, mais je trouvais que c’était trop avec les nouilles, même si ce n’était pas des nouilles de riz.

Chop suey style samoan (Sapasui)

4 à 6 portions

(Source : TVNZ)

500 g tranches de palette (finement tranché en lanières de 2-3 cm) (j’avais du bifteck Boston)
1 gros oignon, coupé grossièrement en dés
8 gousses d’ail en dés fins
50 g de gingembre, en dés fins
100 g de vermicelles de haricots mungo (mis un peu plus)
Eau
50 ml de sauce soya
Huile d’arachide
Poivre au goût
2 tasses de légumes mélangés (l’équivalent de 4 tasses pour moi)
100 g de bacon fumé
50 ml de sauce d’huîtres
100 g de crevettes cuites, non décortiquées (facultatif — je n’en ai pas mis, parce que je faisais seulement une demi-recette et je n’avais pas envie de me déranger pour 50 g de crevettes, mais ça pourrait être intéressant).

Verser l’eau dans un bol et y laisser tremper les vermicelles pendant 30 minutes. Lorsqu’ils sont tendres, les couper aux coins et au milieu avec des ciseaux.

Faire chauffer l’huile à feu élevé, puis y faire revenir l’ail et le gingembre jusqu’à ce qu’ils brunissent, puis ajouter l’oignon et le laisser cuire jusqu’à ce qu’il soit translucide.

Ajouter la viande, faire revenir jusqu’à ce qu’elle soit cuite. Ajouter la moitié de la sauce soya, laisser cuire deux minutes, puis ajouter les vermicelles et les légumes mélangés. Laisser cuire 5 minutes à feu doux. Ajouter la sauce d’huîtres. Ajouter de la sauce soya au besoin.

Servir avec du riz.

mardi 10 juillet 2012

Qatar

La recette que j’avais choisie pour le Qatar fait partie de celles qui ne m’ont absolument pas marquée. J’imagine que ce n’était pas mauvais, mais, dans mon fichier Word, je n’avais indiqué aucun commentaire et je n’avais même pas traduit la recette, signe que je n’avais pas du tout l’intention de la publier sur mon blogue !

J’ai donc décidé de revisiter le pays, mais en prenant soin de refaire une petite recherche. J’ai trouvé une autre version du même plat, et celle-ci m’appelait davantage, car elle contient davantage d’épices et de l’eau de rose. Nous avons beaucoup aimé. Il y avait peut-être un peu trop de jus de citron dans le riz, mais pour le reste, rien à redire, c’était excellent.

La gastronomie des pays de la péninsule arabique est assez similaire; on trouve donc les mêmes spécialités d’un pays à l’autre. Cette recette est autant associée aux Émirats arabes unis qu’à l’Arabie saoudite, au Bahreïn et au Qatar.

Les photos sont floues, la pile de mon appareil photo était sur ses derniers milles...

Machboos

(Source : Savourez le monde)

1 gros poulet et coupé en 2
4 tasses d’eau bouillante
2 tasses de riz basmati ou autre
1 bt de tomates en dés (28 oz)
3 oignons émincés finement
2 gousses d’ail émincées
2 limes séchées
1/2 piment vert “Finger Hot” épépiné (flocons de piment pour moi)
1/4 tasse de coriandre hachée
1/4 tasse de jus de citron frais
3 c. à soupe d’eau de rose
1 c. à soupe de gingembre frais râpé
1 c. à soupe de beurre
2 c. à thé de garam masala
2 c. à thé de cannelle
1 1/2 c. à thé de curcuma
1 c. à thé de cumin
1 c. à thé de cardamome moulue
1 poignée de raisin sec (je n’aime pas ça, j’ai mis des canneberges séchées)
Huile, sel, poivre (je n’ai pas salé)

Mélanger le garam masala, le cumin, la cardamome, le curcuma et 1 c. à thé de sel (pas de sel pour moi). Masser les morceaux de poulet avec la moitié de la préparation. Réserver l’autre moitié.

Faites chauffer un peu d’huile dans une cocotte à feu moyen. Ajouter les oignons et cuire quelques minutes. Lorsque les oignons ont commencé leur coloration, ajouter le piment et les limes. Prenez le soin d’effectuer une petite incision sur chaque lime avant de les ajouter. Mélanger et cuire 2 minutes.

Ajouter les morceaux de poulet et faites colorer légèrement. Ajouter 1 c. à thé de cannelle, le reste des épices mélangées, l’ail, le gingembre et les tomates en dés. Assaisonner et mélanger. Couvrir d’eau et laisser mijoter environ 30 min.

Retirer délicatement le poulet du bouillon et déposer sur une plaque de cuisson. Badigeonnez d’huile, saupoudrez d’un peu de cannelle et faites rôtir le poulet au four à 350 °F (j’ai fait rôtir environ 30 minutes, le temps de préparer le riz).

Pendant ce temps, préparez le riz. Filtrer le jus de cuisson. Ajouter 3 ¾ tasses de bouillon filtré dans la même cocotte ayant servi à la cuisson du poulet. Portez à ébullition. Ajouter l’eau de rose, le jus de citron, la coriandre, le beurre et le riz. Mélanger, assaisonner et couvrir. Cuire environ 20 minutes à feu doux. Suivre les indications de cuisson du riz que vous utilisez. Lorsque le riz est prêt et que le poulet est bien rôti, préparez le service. Prenez une grande assiette déposez un nid de riz et le poulet par-dessus. Parsemer de raisin sec.

mardi 8 mai 2012

Gabon

Quand j’ai pigé le Gabon, j’ai rapidement trouvé une recette de poulet Nyembwe, le plat national, selon ce que j’ai lu. Cette recette ressemble beaucoup au moambé congolais, mais en version poulet.

J’ai hésité avant de préparer ce plat, car je n’avais pas trouvé la sauce graine particulièrement renversante. Mais finalement, je me suis lancée. Et c’était vraiment très bon, bien meilleur avec du poulet qu’avec du bœuf. Ça fait vraiment beaucoup de sauce par contre, facilement pour 8, je dirais (mais nous ne sommes pas « type sauce », alors ne vous y fiez pas nécessairement !)

J’ai accompagné de saka saka, de jeunes feuilles de manioc émincées, qu’on trouve en conserve dans les marchés africains. Je ne m’attendais pas à grand-chose d’un légume en boîte, mais j’ai été agréablement surprise.

J’ai servi aussi avec du riz blanc.

Les Montréalais trouveront la sauce graine et le saka saka au Marché Afrique Saint-Denis, produits ouest indienne, latinos et asiatiques (!) rue St-Denis, entre Bélanger et Jean-Talon.


Poulet Nyembwe

(Source : Forum cuisine du site Ma Toscane)

Un poulet, que l’on découpe en morceaux (j’avais des poitrines désossées)
De l’huile de palme
Un oignon émincé
Deux tomates pelées
Un peu de chocolat gabonais (ou à défaut une cuiller à café de cacao pur) (j’ai mis 2 c. café de cacao)
Des cacahuètes (j’ai mis deux bonnes poignées)
800 g de sauce Nyembwé (ou Moambé, ou sauce graine) (2 boîtes)
Sel et du poivre évidemment (je n’ai pas salé)

Vous chauffez l’huile de palme dans une poêle, et vous y faites raidir les morceaux de poulet. Une fois que c’est fait, vous mettez le poulet dans une grande marmite avec couvercle.

Vous faites suer les oignons émincés dans la poêle qui a servi à raidir le poulet. Vous versez ensuite les oignons sués dans la marmite avec le poulet.

Vous versez dans la marmite la sauce graine ainsi qu’un volume équivalent d’eau. Vous y ajoutez les deux tomates pelées, que vous aurez au préalable épépinées et réduites en cubes.

Vous salez et poivrez. Vous ajoutez les cacahuètes que vous aurez évidemment sorties de leurs coques (les miennes étaient déjà écalées).

Vous faites cuire 45 minutes à feu doux et à couvert en remuant de temps en temps (j’ai fait cuire une vingtaine de minutes, car j’avais des poitrines désossées).

A la fin de la cuisson, vous prélevez un peu de l’huile rouge qui est montée à la surface du plat, vous la faites chauffer dans une poêle, et vous vous en servez pour chauffer le saka saka (juste le chauffer, en boîte, il est déjà cuit).

Vous accompagnez tout ça de bananes plantain frites, de riz pilaf, ou d’attiéké, ou de tout à la fois.

mardi 21 février 2012

Guyana

Lorsque j’ai pigé le Guyana, j’avais préparé un cari de chevreau, dont je n’ai aucun souvenir. Quand j’ai demandé à mon copain s’il s’en souvenait, il m’a répondu : « Ah oui, un ragoût de viande dure avec des patates ! » J’imagine que ça résume assez bien. J’aurais dû me méfier, puisque, dans l’intro de la recette, on dit : « De la chèvre, c’est de la chèvre, et c’est normal que la viande soit un peu raide. » Pas très encourageant !

Mais je suis certaine qu’il y a une façon de rendre le tout délicieux.

Cari de chèvre

(Source : Guyana Outpost)

1 à 2 livres de viande de chèvre (j’avais du chevreau)
4 c. café de poudre de cari
Cumin moulu
1 oignon assez gros
4 ou 5 pommes de terre

Couper la viande en morceaux, avec ou sans les os. Même chose si vous utilisez du poulet à la place de la chèvre. On dit que les os ajoutent de la saveur au ragoût.
Mettre la viande dans un bol et saupoudrer de quelques cuillères à café de poudre de cari et environ le ¼ de cumin. Bien mélanger et mettre de côté.

Entre-temps, couper l’oignon en dés; peler les pommes de terre et les couper en dés.

Faire chauffer un peu d’huile dans une cocotte de bonne taille et y faire revenir (sans laisser brunir) la viande. Ajouter l’oignon juste avant la fin de la cuisson.
Ajouter les pommes de terre et suffisamment d’eau pour couvrir le tout. Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser mijoter rapidement. Ajouter encore quelques cuillères à café de cari et du cumin au goût; saler et poivrer.

Lorsque les pommes de terre sont cuites, ajouter 1 ou 2 cuillères à soupe de jus de citron. Laisser mijoter jusqu’à ce que le tout ait la consistance d’un ragoût. Traditionnellement, ce ragoût est plutôt liquide. Servir sur du riz et des piments forts, si désiré.

dimanche 18 décembre 2011

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  • mardi 29 novembre 2011

    Guatemala

    Pour le Guatemala, mes premières recherches m’ont donné des recettes à base de haricots, de tortillas de maïs et de riz plutôt simples. J’aime bien ce type de plats, mais j’avais envie d’aller ailleurs.

    J’ai donc préparé ce délicieux ragoût de poisson et fruits de mer, typique, semble-t-il, de l’ethnie garifuna.

    J’ai choisi une recette plutôt simple, mais il existe d’autres variantes, qui incluent plus de sortes de fruits de mer. Allez-y selon votre inspiration. J’avais moins de poisson que ce que la recette demandait, alors j’ai ajouté des petites palourdes en boîte.

    C’était vraiment très, très bon ! Mon chum a trouvé que les bananes enlevaient un peu de raffinement à la chose ; de mon côté, au contraire, je trouvais que ça donnait une belle harmonie à l’ensemble. Je les couperais en morceaux plus petits par contre.


    Tapado
    Chaudrée de fruits de mer

    (Source : Celtnet)

    500 ml de lait de coco (j’avais une boîte de 400 ml, j’ai complété avec le jus des palourdes)
    1 petit oignon pelé et tranché finement
    1 petit poivron rouge, en tranches fines (j’ai coupé en petits dés)
    900 g de filets de vivaneau, en morceaux de 5 cm (j’avais de la morue sauvage et du marlin bleu, environ 600 g en tout)
    450 g de grosses crevettes décortiquées et déveinées (j’avais 300 g de petites crevettes nordiques)
    (1 boîte de 142 g de petites palourdes égouttées, 100 ml de liquide réservé)
    1 c. soupe d’huile d’arachide
    1 c. thé d’origan séché
    ¼ c. thé de graines de rocou moulues (dans les épiceries latino-américaines, sous le nom « achiote », en espagnol, ou « annatto », en anglais)
    ½ c. thé de sel (je n’ai pas salé)
    ¼ c. thé de poivre noir du moulin (je n’ai pas mesuré, mais sûrement plus)
    1 banane moyenne, pelée, en tranches de 3 cm d’épaisseur
    1 tomate moyenne, en dés
    3 c. soupe de coriandre fraîche hachée (mis beaucoup plus)

    Faire chauffer l’huile dans une grande casserole, puis y faire revenir l’oignon et le poivron à feu moyen jusqu’à tendreté (environ 4 minutes). Ajouter le lait de coco (et 100 ml du liquide des palourdes), l’origan, les graines de rocou, le sel et le poivre. Portez à ébullition, puis réduire le feu et laisser mijoter à feu doux environ 5 minutes ou jusqu’à ce que le mélange ait un peu épaissi.
    Ajouter le poisson et les crevettes (mes crevettes étaient déjà cuites, alors je les ai ajoutées plus tard), et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que le poisson soit juste cuit (environ 10 minutes). Ajouter la banane et la tomate (ainsi que les crevettes et les palourdes), et laisser mijoter 5 minutes ou jusqu’à ce que la banane soit cuite.

    Ajouter la coriandre, puis servir dans des bols réchauffés.

    La soupe peut être préparée jusqu’à 4 heures à l’avance; réchauffer avant de servir (dans ce cas, je ne mettrais la coriandre qu’au service).

    dimanche 13 novembre 2011

    Arabie saoudite

    Je suis sur une lancée ces temps-ci, lol. Je risque de ralentir un peu le rythme par contre, les derniers pays que j’ai pigés sont plus difficiles : Guatemala (celui-là, ça va, j’ai déjà trouvé la recette), Gabon et... Luxembourg !

    Pour l’Arabie saoudite, j’ai trouvé cette recette dans un de mes livres : le plat de la ville illuminée. Ce plat est originaire de la ville sainte Médine, située tout près de la Mecque. Je l’ai choisi parce que j’aimais bien l’idée de la petite sauce au tahini et à la tomate. Elle était délicieuse, et plutôt passe-partout. Je la verrais très bien avec autre chose, de la viande ou même des aubergines grillées ou dans un sandwich.

    La recette originale est pour 10 personnes et se prépare avec une épaule d’agneau de 2 kilos. Comme nous ne sommes que trois et que je n’avais pas envie de manger ça pendant six mois, j’ai adapté, et j’ai pris des cubes d’épaules d’agneau. J’ai fait la moitié de la sauce et nous l’avons toute mangée, alors je crois que, pour 10 personnes, il faudrait tripler, voire quadrupler la recette !

    Le riz manquait légèrement de goût. Je ne sais pas si c’est parce que je n’ai pas assez mis de cardamome ou si, comme je n’ai pas pris une épaule complète et que j’ai donc fait cuire beaucoup moins longtemps la viande, le bouillon n’était pas aussi goûteux qu’il aurait dû l’être.

    Voici ma version de la recette :


    Almadina (Plat de la ville illuminée)

    (Source : Larousse Cuisines du monde)

    2-3 personnes

    Viande :
    400 g de cubes d’épaule d’agneau
    1/8 c. thé de cannelle

    Marinade :
    ½ petit oignon haché très, très finement
    ½ c. soupe de jus de citron
    ¼ c. thé de cumin

    Riz :
    1 tasse de riz basmati
    2 tasses de bouillon de cuisson de la viande
    ¼ tasse de maïs
    2 gousses de cardamome noire

    Sauce :
    1 tomate pelée, épépinée et hachée
    ½ petit oignon
    Flocons de piment fort
    1 gousse d’ail
    ¼ tasse de tahini
    ½ c. soupe de jus de citron
    ½ c. soupe de vinaigre de vin blanc

    Mettre les cubes d’agneau dans une casserole, couvrir d’eau. Porter à ébullition à feu vif. Écumer, puis ajouter la cannelle et laisser cuire à feu modéré 15-20 minutes. Retirer la viande et conserver 2 tasses de bouillon de viande.

    Entre-temps, réunir tous les ingrédients de la marinade. Saler si désiré. Ajouter les cubes d’agneau cuits, bien mélanger et laisser reposer 10 minutes (ou plus).

    Verser les 2 tasses de bouillon réservé dans une casserole. Ajouter la cardamome et le maïs. Porter à ébullition, puis verser le riz, et laisser cuire 15-20 minutes.

    Bien mélanger tous les ingrédients de la sauce.

    Faire chauffer de l’huile dans une poêle, et y faire colorer les cubes de viande. Servir avec le riz et la sauce.

    mardi 8 novembre 2011

    Suède

    Pour la Suède, j’ai ressorti le livre que j’avais failli balancer au recyclage après mon « séjour » au Danemark. Je vais lui laisser encore une petite chance, même si je n’ai pas été émerveillée par les plats que j’ai préparés hier soir.

    Le hareng ayant une place de choix dans la gastronomie suédoise, j’ai décidé de préparer un plat avec ce poisson qui m’était totalement inconnu. J’ai choisi les harengs marinés aux tomates et aux olives. Selon la photo dans le livre, la marinade semble plutôt liquide et le tout ressemble à un cocktail de fruits de mer. Bien entendu, ce n’était pas du tout le cas !

    Le livre suggère de servir avec du pain de seigle et des pommes de terre cuites à l’eau, mais je n’avais pas envie de pommes de terre, alors je n’ai servi qu’avec le pain de seigle.

    La recette demande des filets de hareng, mais j’avais des harengs entiers. Je ne sais pas si c’était nécessaire, mais j’ai enlevé l’arête centrale. Ceux qui connaissent me diront !








    Pour l’accompagnement, j’avais remarqué une recette de salade de chou un peu étrange qui me plaisait bien sur papier. C’était correct, sans plus. Il faut dire que la quantité de vinaigrette m’a un peu fait peur, alors je n’ai fait que le ¼ de la recette. Il en manquait un peu, mais la demi-recette, ça aurait été trop.

    Honnêtement, les deux recettes n’allaient pas très bien ensemble, et le tout est un peu difficile à digérer, hi hi !

    J’ai servi avec un vin blanc. La bière aurait sans doute été plus appropriée.


    Harengs marinés aux tomates et aux olives
    (Tomatsill)

    (Source : La cuisine scandinave de Sonia Maxwell)

    4 personnes

    2 filets de hareng marinés, en conserve (j’avais 1 bocal de 640 g de harengs entiers, j’ai enlevé l’arête centrale)
    4 à 6 échalotes ou petits oignons (½ oignon moyen pour moi)
    12 à 14 olives au piment (mis 12)

    Marinade
    200 g de ketchup (j’ai mis ¾ tasse de ketchup faible en sodium)
    1 c. soupe de vinaigre (j’ai mis du vinaigre de cidre)
    2 c. soupe de sucre
    1 pincée de sel (non)
    1 c. café de poivre blanc, moulu
    3 c. soupe d’huile (mis de l’huile de canola)

    Coupez les harengs en morceaux de 5 cm (moi, non) et les échalotes en fines rondelles. Alternez les harengs, les échalotes et les olives dans un plat en verre.


    Pour préparer la marinade, mélangez le ketchup, le vinaigre, le sucre, le sel et le poivre. Ajoutez l’huile lentement. Couvrez les harengs de marinade et laissez quelques heures au réfrigérateur avant de servir avec des pommes de terre cuites à l’eau et du pain de seigle.

    Salade de chou
    (Vitkals salad)

    (Source : La cuisine scandinave de Sonia Maxwell)

    4-6 personnes

    1 petit chou
    1 petit poireau
    5 à 6 carottes
    6 cornichons (j’avais de petits cornichons français)

    Assaisonnement
    100 ml d’huile (mis de l’huile de canola)
    100 ml de vinaigre de cidre
    25 g de sucre (ou une cuillère de miel) (j’ai mis 1 c. soupe de sucre)
    1 c. café de sel (non)
    2 c. café de poivre noir, grossièrement moulu
    Un peu de jus de citron

    Émincez finement le chou et le poireau. Râpez grossièrement les carottes (je les ai coupées en tranches fines) et hachez les cornichons.

    Faites bouillir les ingrédients de l’assaisonnement dans une casserole. Versez l’assaisonnement chaud sur les légumes, puis servez froid.